Le Chevalier à la Rose fait rêver le public de l'opéra

Il est rare que le public interrompe un orchestre, surtout un orchestre de qualité comme celui du Staatsoper pour applaudir …un décor. C’est pourtant ce qui se passe au lever de rideau du deuxième acte lorsque les spectateurs découvrent éblouis l’intérieur viennois du Palais du Sieur de Fanifal, qui est entièrement inspiré de cette folie rococo qu’est le Grand Salon du Pavillon d’Amalienburg, dans les jardins du Château de Nymphenburg. Au premier acte, on était déjà ravi par la chambre à coucher de la Maréchale, elle aussi inspirée par le même Pavillon, dont Jürgen Rose a repris les somptueux motifs des peintures aviaires. Les amours d’Octavian et de la Comtesse Werdenberg se déploient dans les bleus et les ors d’un paradis ornithologique. Et si l’action du livret d’Hugo von Hofmansthal se déroule dans la capitale autrichienne, c’est bien à Munich que l’on se retrouve, la ville natale du compositeur, dans les décors tout aristocratiques dont le décorateur, Jürgen Rose soi-même, a entièrement supervisé la restauration. Pour le plus grand plaisir de l’assistance.



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